z'avez l'heure?

A MONTREAL, QUEBEC, CANADA, il est...

What's the D toD?

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Chroniques de la vie Quebecoise

Samedi 9 juin 2001

[Le mardi 01 mai 2007

Graffitis: Montréal surpasse même New York

Non, ce n'est pas une impression. Il y a beaucoup de graffitis à Montréal. En fait, la métropole québécoise est devenue un royaume pour les graffiteurs et les taggeurs. Elle surpasse même New York. Alors que le beau temps marque le retour des graffiteurs, réflexion sur ce moyen d'expression perçu comme une véritable tare par une majorité de citoyens.
...]
Source : Cyberpresse

Je vous suggère de vous rendre ici pour lire la suite de cet article du journaliste de la Presse si vous êtes intéressés par le sujet.

Il est vrai qu'icitte, il n'y a pas une rue sans peinture murale. C'est fou, je n'avais jamais vu ça.

Alors bien sur, il y en a des dégueu, des espèces de signatures sans aucun un intérêts, des gribouillis pas beaux, bref assez désagréables pour celui dont la fenêtre donne dessus, où dont la cour est taguée régulièrement.

Mais il y a aussi des véritable oeuvres d'art, non ce n'est pas exagéré, à côté de certaines choses dans les musées "d'art" contemporain de nos jours, ces "graff'" là sont vraiment splendides! Il y en a de toutes les couleurs, pour tous les gouts, sur tous les thèmes...
Alors en cliquant sur la photo ci-dessous, vous pourrez en admirer quelques uns, venant de mon quartier pour la plupart. Je n'en avais jamais photographié jusqu'à présent, je regrette car rien que ceux-ci valent le coup d'oeil!

Par Caro
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Vendredi 30 juin 2006
Déjà 18jours que je suis à Montréal. Déjà, et en même temps, parfois j'ai l'impression d'être ici depuis plusieurs mois... Ceci est surement du au fait que j'ai fait beaucoup de choses ces deux dernières semaines!  J'ai l'impression de connaître Montréal depuis très longtemps... alors qu'il me reste tant à découvrir!
Bref, quoi qu'il en soit, j'ai envie de vous faire partager ce que je vis vraiment ici, et sans raconter ma petite life, je voudrais retranscrire des "tranches de vie" importées de Montréal...
Ainsi, au long des prochains mois, en lisant cette rubrique "Chroniques de la vie quebecoise", vous saurez tout sur la vie ici, en passant par des thèmes comme le vocabulaire, la loi, la télévision, la nourriture, la météo, les vêtements, les coutumes... bref tout ce qui fait partie de notre quotidien à tous mais qui d'un territoire à l'autre varie quand même!
Par Caro
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Samedi 1 juillet 2006
Au Quebec, les bails de location vont pour la plupart du 1er juillet à la même date de l'année suivante. Ainsi, aujourd'hui, comme chaque année, près d'un québécois sur 10 va déménager! Cela représente beaucoup de monde, et l'on peut ressentir depuis quelques semaines déjà que ça bouge dans les chaumières. Ici, si tu ne veux plus d'un meuble, hop, tu le met sur le trottoir devant ta porte, et chacun peut faire son marché comme il l'entend. Cela ressemble un peu à nos vides-greniers. Ainsi, devant les maisons, chacun essaie de tirer quelques dollards de ce service à vaisselle gagné à la foire de pétaochnoque, de ce buffet auquel grand tante tenait tant mais dont finalement toute le monde s'en fout, ou encore de la collection de timbres (abandonée avant l'heure) du petit dernier...
Mais il arrive aussi souvent que les meubles soient laissés "à l'abandon", dans quel cas chacun peut venir se servir, et alors, c'est à celui qui fera la meilleure affaire! Des lits, des armoires, des chaussures, des portes de placards (sans le placard souvent, c'est un peu chiant quand même!), etc etc... on trouve de tout, y'a de quoi faire!
Alors ça y'est, c'est le jour J, et la valse a commencé tôt ce matin : des matelas ficelés sur le toit des grosses voitures, des lampes en équilibre dépassant des fenètres, des entassements de meubles et autres bibelots devant les portes... c'est animé!
Bon courage à ceux qui me lisent et qui déménagent today en tout cas!
Moi, évidement, je fais tout à contre-courant, puisque c'est à la fin du mois prochain que je dois déménager... enfiin, peut être avant, mais comme c'est pas sur...
Par Caro
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Jeudi 24 août 2006
Souvent, on croit qu’au Québec, seul l’accent diverge d’avec notre français ! Et bien j’ai découvert en arrivant icitte que c’est pas pantoute le cas ! Si je me mettais à écrire un article en québéscois, vous capoteriez au bout de deux minutes... Car oui, je réalise que le québécois est bel et bien une langue à part entière !

L’accent, tout d’abord, que l’on trouve si drôle. C’est vrai que c’est surprenant, surtout au début. Encore maintenant, j’ai parfois du mal à accrocher dès le début de la phrase, surtout si la personne parle vite… il faut alors prendre le train en marche, c’est un peu déstabilisant, mais on s’y fait !
Les origines de l’accent québécois remontent à 1759, lorsque le clairvoyant Louis XV décida qu’il était préférable de faire une guerre pour la succession du trône de Pologne plutôt que d’avoir le contrôle de l’Amérique du nord. Moins de la moitié des français parlait le français, il y’avait à cette époque un bouquet de langues bien vivantes comme le provençal, le breton, le normand, le basque, l’alsacien, l’occitan, le flamand et même le catalan. En Nouvelle-France (le Québec à l’époque) la majorité des colons français tiraient leur origine des habitants de la côte atlantique. L’accent québécois provient surtout du normand et du breton, mais il a su évoluer de lui-même. Et comment !
Les R roulés, une sonorité sifflante, un peu « nasillarde » et surtout une phonétique bien particulière :
Le [a] devient [o] : « Tu vo po bien ? »
Autre exemple, le son [air] de père, vert, molaire etc… devient [aaire], soit : « [maère, vaère]… »

Ensuite, la grammaire, ou plutôt la construction des phrases. C’est, comment dire… assez décontenançant !
En France, on a tendance à utiliser du « Est-ce-que » à tout va pour commencer nos questions. Ici, ils ne connaissent pas, et parfois ne comprennent pas quand on l’emploie !
Non, ici il faut commencer la phrase par le sujet/verbe.
« Est-ce que tu y arrives ? » devient « Es-tu capable ? »
Ah oui, en parlant de « tu ». Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas d’où ça vient, mais « tu » peut être placé à n’importe quel endroit dans une phrase, et ce en tout situation.

« On descend-tu par ici ? »
« Tu vas-tu souvent à la piscine ?»
« Toi et ton chum allez-tu au party samedi soir? »
« ça s’peux-tu qu’il ait quitté à 4h ? »
Alors si quelqu’un peut m’expliquer d'où ça vient je suis preneuse…

Presque tous les sons sont prononcés dans les mots, notamment le « t » à la fin des phrases. « Tu me donnes-tu un bouTTE de ton gâteau ? ». Parfois, on en ajoute, aussi : « Il fait fraite icitte » (« Il fait froid ici).

En ce qui concerne les chiffres, sans vouloir offenser les habitants de mon pays d’accueil, il faut rester simple et ne pas trop compliquer les choses. Je m’explique : lorsque l’on donne un numéro de téléphone par exemple, il faut donner chiffre par chiffre. On peut aller jusqu’à un nombre de deux chiffres, mais après ils ne comprennent plus : exemple : « cinq, un, quatre » au lieu de « cinq cent quatorze ».

Enfin, last but not least, le vocabulaire.

Moi qui croyait, comme beaucoup de français je pense, qu’au Québec, du moins dans la partie francophone, les anglicismes étaient tous supprimés et que le français était roi, plus qu’en France, qu’on le mettait en valeur…Et bien pas pantoute ! Alors, oui, à travers les journaux, la télé, ou souvent dans les titres des films, je réalise que je suis au Québec (juste à titre d’exemple, mais j’y reviendrai : « Scary Movie : Film de peur ; Ghost : Mon fantôme d’amour … vous voyez le désastre !). « Week-end », devient "fin de semaine", pour le plus grand bonheur de mon papi je suppose. Mais à part ça, les anglicismes sont bels et bien présents. L’utilisation du mot « comme » à toutes les sauces reflète aussi les origines anglophones du Québécois. Le « c’était comme, euh, génial » est une traduction directe du fameux « it was like, hum, wahou ! » anglais.
Une chose étonnante, il n’est pas rare qu’un québécois commence une phrase en français, pour au milieu changer tout naturellement et la terminer en anglais ! Cela est surtout le cas dans le quartier anglophone. En tout cas c’est impressionnant de voir qu’ils sont tous parfaitement bilingues ! Ca c’est génial ! 
Autre mot « parasite », le «  » (à pronnoncer [lo], si vous avez bien suivi), qui ponctue souvent chaque fin de phrase.

Aller, rien que pour vous, quelques d’expressions bien d’icitte !

Pis?! (contraction de puis?) >> A utiliser lorsque vous ne savez pas quoi dire. Ces deux lettres peuvent résumer "Alors, ces vacances en Gaspésie? Tes enfants n'ont pas été malades? Vous avez eu beau temps?", elles peuvent aussi tout simplement demander comment va la personne, ou demander plus d'explication sur ce qui vient d'être dit!

Voila, fait que, c'est ça! >> Intraduisible, "fait que" est utilisé à la fin des phrases que l'on ne sais pas comment finir, pour les ponctuer, etc.. : "Pis, ta fin de semaine? Ben, il a mouillé tout le dimanche, fait que..."

Allo >> Salut

C'est pas si pire >> C'est bien

Tu quittes à quelle heure ? >> Tu pars à quelle heure ?

Tu restes-tu loin ? >> Tu habites loin ?

C’est plate >> c’est nul

C’est poche >> c’est chiant

C’t’écoeurant ! >> C’est génial, formidable, trop bon…

Cétait l’fun / J’ai eu du fun >> je me suis bien fait plaisir !

Barrer (l'auto, le char, le placard, la bicyclette) >> fermer, vérouiller

Aller, j’te niaise, là >> Je te taquine

J’aime pas pantoute >> J’aime pas du tout

A tanto >> A tout à l’heure

Et voici un extrait de ce que peut donner une conversation des plus banales dans le bus le matin (en rouge, Caro et le chauffeur de bus à Lyon, et en bleu, les mêmes, à Montréal) :

Bonjour,                                                                          
>> Bon matin, ça va bien?

A quelle station je dois descendre pour aller à la mairie ?       
>> Je dois débarquer où pour aller à la mairie ?

La prochaine station, et au feu à droite. Ca va aller ?
>> Le prochain arrêt, et à la lumière à droite. C’est correc’ ?

Oui, c’est bon, merci!
>> Ok c’est beau, merci!

De rien.
>> Bienvenue (traduction de l’anglais « you’re welcome »)

Au revoir !
>> Bonjour !

Et oui, le québécois dit bonjour pour dire au revoir. Et ça, je vous avoue que c’est une des choses que j’ai le plus de mal à assimiler. En général, je dis « Bonj..aurevoir », c’est plus fort que moi !

Voila, j'éspère vous avoir fait partager un peu de mon environnement sonore... par écrit c'est pas facile, mais bon!

Ce que je réalise surtout, et j'en parlais avec un/une autre français(e) l'autre jour (je sais plus qui c'était alors...), c'est que les Garou, Elie de la StarAc, ou autre Céline Dion, ils sont mignons avec leur petit accent, mais on doit leur faire faire un sacré travail sur leur langage avant de les mettre sur des plateaux télé français, sinon ce ne serait pas la même!

Au final, le plus embétant dans tout ça, sans vouloir juger, mais quand même un peu, c'est l'expression écrite des québécois... elle a tendance à ressembler à ce que vous venez de lire, en un peu moins pire, mais parfois je lis des courriers professionnels... qui me font frémir!

Par Caro
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Vendredi 1 septembre 2006
Suite au plébicite remporté par mon précédent article (merci pour vos mails/commentaires), voila un peu de vocabulaire, en vrac, de la vie de tout les jours, au boulot, dans la rue, à la maison...
Entrainez-vous, car vous risquez de pas mal entendre ces mots dans environ... un an!
En bleu, le québecois, en rouge, sa traduction française.


jaser

 parler, papoter
une brocheuse

une agrafeuse

une pitoneuse / Pitoner une calculatrice/calculer
un cartable un classeur
A’c’soir, je vais à un party

ce soir, je vais à une fête

T'as-tu pris ton char?
est ce que t'as pris ta voiture?

Le déjeuner

le petit déjeuner
Le diner Le déjeuner
Le souper Le diner
Mon chum Mon pote, mon copain, mon petit ami
Ma blonde Ma petite copine
Je suis tanée, c'est tanant Je suis fatiguée, j'en ai marre
Pogner prendre, attraper
un bec un bisous, un baiser
liqueur, breuvage boisson
un cabaret un plateau (dans un resto, par ex, ouioui!)
barrer verrouiller, fermer, attacher
dispendieux cher
Faire l'épicerie Faire les courses (alimentaires)
Magasiner/faire du magasinage Faire du shopping
Rester Habiter
Peinturer Peindre
Patins à roues alignées Rollers
Présentement Maintenant, actuellement
c'est ma fête / bonne fête c'est mon anniv/bon anniv
croche de travers, pas correctement
c'est correc' c'est ok, c'est cool, ça va
un cellulaire un téléphone portable
ça s'peut-tu? est-ce possible?

Etchetera, etchetera (c'est comme ça qu'on prononce!)...  y'en a encore tellement...
Je crois qu'il y aura un troisième article sur le sujet... où je vous parlerai surtout des injures québecoises... tabernouche!!!! Mais seulement si vous êtes gentils!
Vous comprendrez en tout cas que tout ça est parfois décontenancant et que ça peut prêter à confusion!
J'ai une copine qui s'est trouvée bête quand son boss lui a demander de commander une pitoneuse! Et une autre française que j'ai rencontré a failli passer pour une alcoolique quelques jours après la rentrée des classes en demandant du scotch de bon matin... il s'agissait de ruban adhésif ou de tape, et non de wisky comme certains ont du penser!
Dernière astuce pour ceux sur place... une sucette, ici, se dit... suçon! A méditer pour les consommateurs... de l'un ou de l'autre!
Par Caro
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Vendredi 8 septembre 2006

Il fut un temps où je n’aurais jamais imaginé vivre sans. Toujours à mes côtés, même dans des lieux incongrus, il ne me quittait jamais. Il restait éveillé toute la nuit, comme si des événements incroyables devaient m’être relatés à 3h du matin. En cours, il était posé à côté de ma trousse, ou alors à porté de main dans mon sac, si vraiment le prof était regardant…
Parfois, alors qu’il n’avait pas sonné pendant les heures précédentes, je composais le 888 pour m’entendre dire que j’avais « 0 nouveaux messages, et 4 messages sauvegardés » (à prononcer avec les intonations de la madame-robot bien sur !). De même, si j’attendais un texto qui n’arrivait pas, je pouvais l’éteindre et le rallumer exeprès, on sait jamais, en cherchant le réseau, le message arrivera peut-être plus vite…
Bon vous l’aurez compris, c’est de mon téléphone portable dont je parle. Et oui, il était devenu un réel élément de ma vie de tout les jours, je ne pouvais pas m’en passer, vraiment, comme beaucoup de personnes de mon entourage…
Je sais pas, on doit trouver ça rassurant de pouvoir être joint à tout moment, en tous lieux, par n’importe qui…Et puis l’on s’énerve, on panique, lorsque l’on se trouve à un endroit où il n’y a aucun réseau (oui, il en existe encore !)…
Enfin, je pense que ça définit pas mal mon comportement passé vis-à-vis de mes téléphones! Je dis mes, non pas que j’avais tellement d’amis et de sous à dépenser que je partageais mes contacts entre 2 ou 3 cellulaires, mais parce qu’en fait, moi et les téléphones portables, c’était pas gagné d’avance !
J’ai du en avoir 5 en 3 ans, et pas juste pour suivre la mode, comme une certaine mamzelle que je ne citerai pas… Non, moi, c’était plutôt une incompatibilité « physique », ou plutôt technique. Quelques cas de figure :
J’appelle, on m’entend, moi je n’entends rien… pas très pratique, la communication ne va que dans un sens, mais c’est mieux que rien.
J’allume le tél, une légère lueur bleue, mais rien à l’écran. Tant que je ne me trompe pas de code pin, je peux appeler en pianotant à l’aveuglette, mais aucune chance de lire mes messages, ni de voir qui appelle, etc…
Un de mes téléphones a malencontreusement atterrit au fond des toilettes… mais lui n’est pas mort,
non, je l’ai fait sécher toute la nuit, et le lendemain il était comme neuf... mis à part des grésillements insupportables. J’ai honte, mais je sais que je ne suis pas la seule… C’est vraiment débile, puisque bien sur, je ne répondais pas… enfin, bref, no coments, thank you. !
Et le dernier en date a terminé sa courte vie (il avait 8 mois, record personnel quand même) en tombant d’un télésiège cet hiver en pleine tempête. De nouveau no coments, et je ne m’attarde pas d’ailleurs. Que la personne qui m’accompagnait ce jour-là se taise à jamais !

Donc vous l’avez compris, les téléphones et moi, c’est toute une histoire. En arrivant à Montréal, je n’avais de cellulaire (ici on ne dit pas « portable »). Et pourtant, j’ai ressenti les symptômes de mon addiction ! Plusieurs fois, les premières semaines, j’ai cru entendre sonner MON téléphone ! Encore pire, le sentir vibrer ! Et alors là tu te mets à fouiller frénétiquement dans ton sac, et t’as l’air d’une débile profonde, quand tu relève les yeux, « ah oui c’est vrai je n’ai PAS de cellulaire… ». Si j’ose vous l’avouer aujourd’hui, c’est parce que quelques autres personnes que je fréquente ici m’ont dit avoir connu la même chose ! Merci pour votre soutien ;-) !
Depuis ça… ça va ! Je vis bien, même très bien, cette lourde absence dans ma vie (tellement bien que j'en fais un article...). Contente d'être joignable que quand je le veux, de ne pas avoir de compte à rendre, la liberté quoi!
Même pour la recherche de travail, ça n’a pas été un handicap. Ici, le répondeur est très utilisé, les cabines téléphoniques très nombreuses. On en trouve partout ! Dans les rues, les magasins, le métro… et il suffit de 25sous pour appeler un fixe ou un cellulaire, ce qui n'est vraiment pas cher. Alors que les abonnements de cellulaires, il faut s'accrocher. On paie quand on appelle. Jusque là rien d'anormal. Mais on paie aussi les appels entrants! Et la présentation du numéro. Et la consultation du répondeur. Et encore plus cher lorsque l'on fait des appels "interurbains", soit en dehors de Montréal. Etc, etc...

Donc voila, pas mécontente d'avoir vaincu ma téléphone-addiction! Ok, je ferai moins ma fière quand je serai perdue au milieu des Rocheuses cet hiver, mais bon! Et c'est vrai que quelques appels en particulier me manquent... vous vous reconnaitrez!

Au fait, 3 mois après mon appel chez ces c... d'Orange, voila ce que l'on peut enfin entendre lorsque l'on appelle mon ancien numéro : Orange vous informe que le numéro demandé n'est plus attribué... Et paf, 3 mois de forfait qu'ils nous doivent!

Par Caro
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Dimanche 10 septembre 2006
OUI, il fait très bon vivre à Montréal, c'est une ville jeune, dynamique, agréable, c'est vrai. Et je vais vous démontrer pourquoi. Mais comme je ne fais pas partie des personnes qui sont vraiment tombées "en amour" pour cette ville, je vais aussi vous présenter les points qui n'en font pas forcément un paradis...  Avant de me faire lapider (parce que j'en connais quelques uns à qui ça ne va pas plaire!), je ne critique pas gratuitement, c'est juste mon avis, la façon dont je vois les choses! Ce qui ne m'empêche pas de me sentir très bien icitte!

La ville en elle-même

A Montréal, dans la rue, tu ne marchera jamais dans une crotte de chien! Et tant pis si ça porte bonheur quand c'est fait du pied gauche! Ici, chaque propriétaire sort son chien avec dans la poche un sac en plastique, et tout le monde est content!
Par contre, notamment sur les axes principaux (bvd st laurent et rue ste catherine), les papiers jonchant le sol, rendent les rues vraiment inagréables (je sais que ce mot n'existe pas, jsuis pas bête hein!). Canettes de bière, emballage de nourriture, bouteilles... du coup ça pue, y'a mieux je trouve!
Dans le quartier francophone, little italy, le quartier portugais, ainsi que dans l'ouest, les rues sont très agréables, les maisons très jolies et colorés, les trottoirs propres, les rues bien entretenues, tout est fleuri... bref tout le monde semble aisé, avec un rythme de vie confortable.
Dans le centre, j'ai été étonnée par le nombre de jeunes vivant dans la rue, de marginaux, de personnes handicapées en train de mendier... la pauvreté est très présente, notamment entre le boulevard st laurent, la rue ste catherine et le quartier chinois.
Le Parc Lafontaine, le Mont Royal, le Parc Jean Drapeau, le Parc Jeanne Mance, et j'en passe... des îlots de bonheur à quelques pas de la folie d'un quartier anglophone en constante effervescence. Les écureuils sont les amis de tout le monde, et la nature est très présente.

Montréal l'effervescente

Vous l'aurez compris, j'ai adoré assister pendant tout l'été (et c'est trop bien, ça continue!) à toutes les manifestations culturelles qui ont eu lieu! Du Festival Juste Pour Rire à la Fête des enfants, en passant par les Francofolies ou dernièrement le Festival des Films du Monde, j'en ai pris plein les yeux! Concerts, expos, films, activités diverses, le tout gratuitement...
La culture est très présente et surtout accessible à Montréal, pour mon plus grand bonheur!
Niveau sortie, c'est vraiment "l'fun" aussi! Il y a des terrasses magnifiques, où prendre un verre est un vrai plaisir, comme celle du Ste Elizabeth, ou du St Sulpice, qui est vraiment très grande. La semaine passée j'ai découvert "Les deux pierrots", où l'ambiance est vraiment du tonnerre! Les bars et restaurants de toutes sortes ne manquent pas. Du pub irlandais au restaurant africain, du petit café de quartier au restaurant tibétain, y'en a pour tous les goûts!
J'ai découvert aujourd'hui les "brunchs du dimanche", que "ça fait bien de le prendre sur l'avenue Mont Royal", je crois que je vais devenir addicted très vite!
Je ne connais pas les boites, les nightclubs, parceque ce n'est pas trop mon truc, et quand je vois les longues files devant les clubs chaque nuit, ça ne me  donne pas envie! Quand je rentre tard le soir, sur le Boulevard Saint Laurent, j'ai l'impression d'assister à une grande parodie, mais c'est bien réel!
Les filles  sont "habillées" en short (qui ressemblent plus à des culottes, mais bon), c'est à celui qui montrera qu'il a la plus belle/grosse/puissante voiture ou limousine... bref je rigole bien en passant devant les bars-restos lounge (ceux où tu bois et où tu t'allounges...) ou des dizaines de poufs siliconées ('scusez y'a pas d'autres mots) attendent patiemment, le sourire débile aux lèvres, perchées sur leurs talons hauts... à mourir de rire!
Ceci est le reflet du melting-pot que représentent les habitants de Montréal. Des dizaines d'origines, et donc de langues, de cultures, de façons de vivre se côtoient, sans chercher à interférer sur leur voisins... Mais j'y reviendrai, sur ce point, car cela mérite d'être développé!

Les Montréalais

A Montréal, pour prendre le bus, tu ne risqueras pas ta vie.
A Paris, ou Lyon, attendre le bus est une expérience qui peut s'avérer extrêmement dangereuse. On se presse les uns contre les autres, tout le monde se pousse, chacun pour sa gueule, et tu essaies de monter à tes risques et périls. Ici, c'est le premier arrivé, le premier servi. Et ensuite, chacun se place derrière le premier, en formant une magnifique file qui peut par conséquent prendre une bonne dizaine de mètres! Encombrant sur les trottoirs, mais au moins tout se passe en bonne intelligence et sans violence ! Illustration ici!
Dans le métro, je n'ai encore vu personne sauter par-dessus les tourniquets.
A Montréal, les piétons attendent le bon moment pour traverser. Ceux que vous verrez traverser en courant en manquant de se faire écraser, sont, pour la plupart du temps, des français... dont moi! De même, les automobilistes s'arrêtent au feu orange, et il est rare qu'ils grillent les lumières et les arrêts (les feux et les stops, je traduis!).
A Montréal, dans les bars, restos, magasins, transports, administrations, les chauffeurs, serveurs, videurs et vendeurs vont te dire "salut, ça va bien?", avec le sourire, tout le monde dit merci, est de bonne humeur.
Pour résumer, le Montréalais ne râle pas, ne critique pas, ne fraude pas et est très poli.
Paradoxalement, n'allez pas vous attendre à ce qu'on vous tienne la porte en sortant d'un magasin par exemple. Que tu soies encombrée de sacs de courses ou par une poussette, eh ben il faut se débrouiller! J'ai déjà vu des petits jeunes en pleine forme laisser des pauvres mamies lutter pour sortir de la bouche du métro, dont les portes sont ultra-lourdes!
Je connais plusieurs personnes qui se sont fait cambrioler dans le même mois! Et apparemment c'est chose courante sur le plateau. Manu et Marlène se sont fait voler deux ordis, un appareil photo, une caméra, un téléphone... bref tout ce que l'on peut mettre dans un sac à dos et sortir sans attirer l'attention! Pareil pour Seb et ses collocs, et donc un bon nombre d'habitants du quartier! Montréal est connue pour le taux élevé de vols de vélos, je ne savais pas que les cambrioleurs sévissaient aussi! En tout cas je fais attention maintenant!

Voila pour ces quelques points (mon dieu quel article, je n'en reviens pas, mais je ne l'ai pas fait d'une traite, ne vous inquiétez pas, j'ai une vie quand même!), j'aime Montréal, j'aime y vivre, mais je ne suis pas d'accord pour dire que c'est le paradis sur terre...
Par Caro
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